en Roumanie, le gouvernement de gauche essuie un revers

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Avec autour de 26 % des suffrages, le parti du gouvernement de Viorica Dancila perdrait plus de dix points par rapport à 2014.

Publié aujourd’hui à 21h28, mis à jour à 21h46

Temps de Lecture 1 min.

Le gouvernement roumain a été mis en échec, dimanche 26 mai, lors des élections européennes. L’opposition des conservateurs du Parti national libéral devancerait le mouvement de gauche de la première ministre, Viorica Dancila, le Parti social démocrate (PSD), selon plusieurs sondages publiés dimanche soir. Un sérieux revers pour le gouvernement, très critiqué par Bruxelles pour ses réformes de la justice.

Le PSD réunirait autour de 26 % des suffrages, soit une perte de plus de dix points par rapport au scrutin précédent. « Nous ne nous réjouissons pas de ce vote », a déclaré, amer, Liviu Dragnea, chef du PSD et véritable homme fort de la majorité au pouvoir.

Cette figure controversée de la politique roumaine a par ailleurs créé la surprise en annonçant qu’il ne se présenterait pas contre le chef de l’Etat de centre droit, Klaus Iohannis, à l’élection présidentielle prévue fin 2019, contrairement à ce qu’il laissait entendre depuis des mois.

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Un succès pour l’opposition

En face, les conservateurs du Parti national libéral (PNL) et les centristes de l’alliance USR-PLUS ont obtenu ensemble près de 50 % des voix, selon un sondage réalisé par l’institut CURS-Avangarde. « Le gouvernement formé par le PSD doit partir », a lancé dimanche soir le président, Klaus Iohannis, issu du PNL, se félicitant du vote des Roumains « en faveur d’une Roumanie européenne ».

Le PSD a enregistré un second revers dimanche : le référendum convoqué par M. Iohannis en soutien à la lutte anticorruption et contre les réformes judiciaires de la gauche a atteint le quorum requis pour être validé. Les analystes pronostiquent là encore une défaite de la majorité.

Les sociaux-démocrates et leur petit allié Alde avaient plus ou moins ouvertement appelé au boycott de cette consultation, espérant un échec qui affaiblisse les chances de M. Iohannis d’obtenir un second mandat de président.

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