Revoyez les premières images de ce terrible poisson des profondeurs !

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Il y a quelques années, les toutes premières images de la baudroie abyssale de Johnson avaient été publiées. Cette créature étonnante est un poisson d’eau profonde dont l’apparence n’inspire pas vraiment confiance. Âmes sensibles s’abstenir !

Un poisson qui se croise rarement

En 2014, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (MBARI) avait capturé les images d’un animal étonnant pour la toute première fois. Il s’agissait de la baudroie abyssale de Johnson (Melanocetus johnsonii), qui se trouve dans tous les océans des régions tempérées à tropicales.

La baudroie abyssale visible sur les images (voir en fin d’article) a été filmée dans son habitat naturel à environ 580 mètres sous la surface de l’eau. Selon Bruce Robison du MBARI, les poissons du genre Melanocetus sont ceux qui se rencontrent le moins souvent en haute mer. En revanche, malgré son appellation comprenant le terme “abyssale”, la baudroie en question vit à des profondeurs allant “seulement” jusqu’à 2 000 mètres. Or la zone abyssale débute au-delà de 4 000 mètres !

Crédits : capture YouTube/Monterey Bay Aquarium Research Institute

Une apparence peu rassurante

La baudroie abyssale a une allure impressionnante avec sa grande bouche fournie de fines dents de différentes tailles. D’ailleurs, celles-ci peuvent se replier une fois qu’une proie a été avalée. Ce poisson est également doté d’un ventre extensible lui permettant d’ingurgiter des proies deux fois plus imposantes que lui !

Des petits yeux et une longue épine partant du nez caractérisent également la baudroie. Cette épine dotée d’un leurre n’est autre qu’une modification de la première épine de la nageoire dorsale. Évoquons surtout le fait que le leurre en question est capable d’émettre de la lumière grâce aux bactéries luminescentes présentes dans l’organisme du poisson. Le but ? Attirer des proies potentielles dans son environnement sombre et profond !

En revanche, si l’apparence de la baudroie peut faire peur, les moins téméraires seront rassurés par sa taille. En effet, les mâles peuvent atteindre une longueur maximale de seulement trois centimètres. Les femelles sont tout de même presque dix fois plus imposantes avec une taille maximale de 20 centimètres.

Du côté des poissons peu attrayants, nous évoquions il y a quelques semaines le cas d’un poisson-lune “trompeur” échoué en Californie. Celui-ci avait donné du fil à retordre aux scientifiques chargés de l’identifier. Le fugu, légendaire poisson mortel très apprécié des Japonais avait aussi fait parler de lui fin 2018. Il s’avère qu’en raison du réchauffement climatique, des fugus hybrides sont régulièrement pêchés, et cela complique grandement la tâche des professionnels chargés de les cuisiner.

Voici les images publiées par le Monterey Bay Aquarium Research Institute :

Sources : NBC Bay AreaHitek

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