British Council – Famelab 2019 : Shrishti Ramsaha primée pour un projet sur le cancer

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Shrishti Ramsaha fait des recherches sur
les champignons mauriciens

Après la distinction d’Iteesha Chummun à la finale de la TEC, une deuxième étudiante du CBBR et qui est en dernière année de doctorat a démontré la capacité de la femme dans la recherche. Elle, c’est Shrishti Ramsaha, la gagnante du Famelab 2019, concours organisé sous l’égide du British Council. Son projet, ayant pour titre “Breaking the cancer habit : the role of mauritian edible mushrooms in cancer chemoprevention”, lui a valu le premier prix. Elle quittera bientôt Maurice pour se rendre au Royaume-Uni, où elle sera en compétition avec d’autres scientifiques.

Curieuse de nature, Shrishti Ramsaha dit avoir « toujours aimé la science ». Et le choix de sa recherche est « de valoriser les champignons mauriciens pour la lutte contre le cancer ». Selon elle, peu de personnes réalisent que le taux de cancer augmente d’année en année. Elle ajoute qu’au lieu d’attendre que la maladie se répande pour ensuite trouver des solutions, « il est prudent d’adopter des mesures préventives pour combattre la maladie ». La recherche de cette gagnante cible principalement le cancer du foie, l’organe majeur de détoxication dans le corps. « Les champignons que j’ai utilisés dans la recherche sont aussi bénéfiques pour d’autres types de cancer », dit-elle.

Pour Shrishti Ramsaha, être sur la plateforme de Famelab est un « privilège » afin de pouvoir communiquer sa recherche. « Il y a beaucoup de personnes à Maurice qui ne connaissent pas les champignons que nous avons localement. D’autres ne savent même pas que nous avons une Mushroom Unit qui fait la promotion de la production de ces champignons à Maurice », observe-t-elle. Elle se réjouit que, grâce à Famelab, « les gens sachent quelles sont les recherches qui sont faites à Maurice ».

Étant parmi les rares chercheurs dans la science à Maurice, Shrishti Ramsaha encourage les parents à conseiller leurs enfants d’étudier la science. Elle dit avoir remarqué que les enfants sont des petits scientifiques mais lorsqu’ils grandissent ce désir pour la science diminue. « On leur dit souvent que la science est difficile mais celle-ci nous donne une autre perspective de voir le monde. Je veux encourager les élèves, surtout les filles, à opter pour la science », soutient-elle. Même si souvent les recherches faites ne se concrétisent pas, Shrishti Ramsaha avance qu’à travers Famelab, ces recherches seront mises en avant et cela lui permet d’avoir plus de collaborations.

Faisant ses recherches sur la protéine cytoglobine et son rôle en tant que biomarqueur pour le dépistage du cancer, Tatsha Chandra Bholah est la première finaliste du concours. Même si elle ne reçoit pas de prix pour présenter sa recherche, elle se dit « heureuse » d’avoir pu expliquer, en peu de temps, l’importance de sa recherche. « Ce concours avait une très grande importance pour moi pour que les gens puissent savoir ce que je fais. J’ai présenté la protéine cytoglobine que nous avons dans notre corps sans nous en rendre compte. Je suis très satisfaite car, après le concours, beaucoup de personnes sont venues me voir pour dire qu’elles ne connaissaient pas cette protéine. Je peux dire que j’ai réussi dans mon objectif qui était de partager cette recherche avec tout le monde », dit-elle visiblement émue.

Les deux concours ont plutôt honoré les filles que les garçons. Tatsha Chandra Bholah soutient que les filles ont démontré leur capacité. « Les gens croient que la recherche n’attire pas les filles mais les résultats ont prouvé le contraire », dit-elle. Encourageant les filles à opter pour la science, Tatsha Chandra Bholah souligne que ce domaine n’est pas “gender-based”. « C’est notre façon de penser qui peut développer notre désir pour la science. On ne peut pas dire que c’est fait uniquement pour les filles ou pour les garçons », dit-elle. Pour le concours de cette année, elle se dit « fière » que les filles aient pu présenter leurs travaux.

Tatsha Chandra Bholah veut continuer dans sa recherche et apporter des nouveautés surtout pour les Mauriciens. « Maintenant que j’ai reçu mon prix, je le prends comme un “booster” pour aller de l’avant dans mes travaux », indique-t-elle. Elle dit aussi avoir « perfectionné » ses compétences langagières. « Je pense que les scientifiques ont besoin des outils de communication », dit-elle. En outre, la deuxième finaliste du concours était Sharuna Doyal.

Considéré comme l’un des plus grands concours de la science au monde, le Famelab 2019, organisé pour la deuxième fois par le British Council, à Maurice, avait réuni 12 finalistes. Le but du concours est d’expliquer, en trois minutes seulement, un projet dans un langage à la portée de tout le monde. Le public présent avait même l’occasion de juger les finalistes à travers leur vote.



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Le Mauricien

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