[Faits Divers] Les passeurs indonésiens condamnés à de la prison ferme et interdiction de séjour

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Ce mercredi après-midi, les trois passeurs indonésiens qui étaient arrivés avec les 120 migrants sri-lankais à Sainte-Rose le 13 avril, étaient de retour devant la justice. 

Le 17 avril lors de leur défèrement, Basry, Aziz et Haryanto, respectivement 39 ans, 32 ans et 25 ans, avaient demandé un délai pour préparer leur défense avant de prendre le chemin de la prison de Domenjod.

Cet après-midi, lors de leur procès, le procureur a requis 18 mois de prison à l’encontre de Basry M. et 12 mois de prison pour les deux autres. Ils encouraient jusqu’à 10 ans de prison, même si tous n’ont pas eu le même rôle. 

Le tribunal, après délibération, les a condamnés aux peines de prison ferme requises plus tôt, et interdiction définitive de séjourner en France. Ils n’ont pas été reconnus organisateurs du trafic, mais néanmoins “maillons essentiels”. 

Appelés à la barre lors de leur procès cet après-midi, ils en ont dit plus sur leur traversée et ce qui les a amenés à participer à l’entrée de migrants sur le sol français. 

Ils ont expliqué entre autres qu’ils avaient été contraints et menacés en Indonésie à devenir passeurs, bien que ce n’est pas ce qui ressors des entretiens avec les Sri-lankais entendus. Passeurs et migrants s’entendent en revanche sur le déroulement du voyage : deux semaines de traversée, avec une panne moteur, en manque d’eau et de nourriture. 

Le plus âgé, Basry, est décrit comme le capitaine. Un autre exerçait le rôle de mécanicien, et le dernier est un marin dont les aptitudes ont permis à l’équipée de tenir le cap. Tous trois ont géré le bateau lors de cette traversée de deux semaines. Parmi leur matériel, on a pu retrouver sur le bateau deux téléphones satellite, un compas magnétique pour tenir le cap. Selon les passagers, ils auraient également détenu un smartphone avec GPS. 

Pour le parquet, les trois hommes font partie d’un réseau qui les dépasse, et n’ont fait que remplir une mission. Mais les certitudes sont rares dans ce dossier : les nombreuses contradictions ne permettent pas de savoir ce qu’il en est précisément. Quoi qu’il en soit, l’un d’eux clamait : “J’aurais accepté n’importe quel travail, j’avais vraiment besoin d’argent”. 

“Votre situation est un peu comparable aux mules dans les trafics de stup. On y va au péril de sa vie, on risque gros, et on met en danger les personnes qui sont à bord”, faisait remarquer le parquet. Poursuivant pourtant : “Vous n’avez pas face à vous les trois passeurs qui organisent tout le trafic, mais qui en font partie. Et ils vont devoir en répondre”. 

J.G 

 

 



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