Attentat à la pudeur : jugement le 17 juin dans le procès contre le prêtre Jean Mario Moctee

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Le procès intenté au prêtre Jean Mario Moctee pour attentat à la pudeur  a pris fin, le mercredi 8 mai 2019,  devant la cour intermédiaire. Et, c’est le 17 juin 2019 que la magistrate Ida Dookhy Ramburn fera connaître son jugement.

Jean Mario Moctee, âgé de 61 ans, est poursuivi sous trois accusations d’attentat à la pudeur. Il lui est reproché d’avoir commis des attouchements sur un adolescent de 15 ans au moment des faits. Délits commis le 25 avril 2015 à Rivière-Noire.

Le prêtre a plaidé non coupable. Il est défendu par Me Bernard Marie. La poursuite est assurée par Me Nithiraj Bisnatsingh, Senior State Counsel.

La défense et la poursuite ont présenté leur plaidoirie et réquisitoire respectivement. Me  Nithiraj Bisnatsingh est revenu sur le témoignage de la victime. Celle-ci, dit-il, était âgée de 15 ans au moment des faits, et était servant d’autel.

Pour la poursuite, la victime a déposé d’une façon convaincante et a été crédible. De plus, il avance que celle-ci a maintenu sa version lors du contre-interrogatoire par la défense

Selon Me Nithiraj Bisnatsingh, d’après le témoignage de la victime, qui a eu lieu à huis clos par vidéoconférence,   «  tout remonte au 25 avril 2015. La victime a passé la nuit chez le prêtre et cela en compagnie d’un autre adolescent. Ce jour-là, le prêtre aurait fait des attouchements sur lui. Le premier a eu lieu dans la voiture du prêtre alors qu’ils retournaient au domicile de ce dernier. Le deuxième acte s’est produit dans la chambre que la victime et l’autre adolescent partageaient et le troisième a eu lieu alors que la victime se dirigeait, ce soir-là, vers les toilettes. »

Pour la poursuite, la victime a été traumatisée par les événements. Il soutient que l’adolescent était content de passer la nuit chez un prêtre en qui il avait énormément de confiance.  « ll ( le prêtre) entretenait de bonnes relations avec les parents de la victime. Ce qui démontre qu’il est impossible que la victime fasse de fausses allégations contre le prêtre », souligne-t-il. 

Or, Me Bernard Marie a plaidé pour un verdict d’acquittement pour son client. « Ce dernier dit avoir été présent et n’a pas témoigné d’actes d’attouchements du prêtre sur la victime », avance l’avocat.

Me Bernard Marie  évoque aussi le fait que si le prêtre avait agi de la sorte, il n’aurait pas invité l’autre adolescent à venir passer la nuit chez lui. De plus, concernant la première accusation, la victime a admis qu’il se peut que le prêtre l’ait touché par inadvertance.

Concernant la deuxième accusation, la victime a soutenu que l’acte commis sur lui a duré quinze minutes. Or, si tel est le cas, l’autre adolescent aurait témoigné de la scène. Ce dernier indique aussi que si le prêtre avait voulu commettre l’acte, il aurait placé la victime dans une autre chambre.

Me Bernard Marie précise aussi que le « mens rea » dans ce cas présent est important pour établir la culpabilité de son client. Or, ceci n’a pas été établi par la poursuite. Pour ces raisons, il conclut que son client doit être acquitté. Le jugement sera prononcé le 17 juin 2019.



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