Raj Dayal : un «dur à cuire» suspendu par le MSM

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L’ancien ministre de l’Environnement, et député de la circonscription no 9 (Flacq/Bon-Accueil), Raj Dayal, a été suspendu du MSM, en ce jeudi en début de soirée. Selon le bureau politique du MSM qui s’est réuni au Sun Trust, «son absence du meeting du 1er-Mai» et «son indiscipline» ont abouti à cette décision. Le principal intéressé a jusqu’à demain pour venir s’expliquer.

Les rumeurs à propos de la démission de Raj Dayal allaient donc bon train, surtout après l’affidavit juré le vendredi 19 avril, en Cour suprême où il avait déclaré que sa démission «en tant que ministre de l’Environnement n’avait pas de raison d’être». 

Raj Dayal avait également affirmé lors de sa sortie de la réunion du groupe parlementaire au bâtiment du Trésor le 22 avril qu’il était en «mode réflexion». L’ancien ministre avait aussi demandé par la suite à Pravind Jugnauth de «rétablir ses droits» car sa démission comme ministre de l’Environnement en mars 2016 lui avait causé d’importants préjudices. 

Retour sur le parcours d’un «dur à cuire» aujourd’hui dans le viseur du bureau politique du MSM. L’ancien commissaire de police, Raj Dayal, a connu son premier succès politique à Flacq/Bon-Accueil sous la bannière MSM où il a été élu en décembre 2014. Avant d’intégrer le gouvernement nouvellement formé en devenant ministre de l’Environnement en mars 2016.

Un poste qu’il quittera suite à l’éclatement de l’affaire «Bal Kouler» tout en restant sur les bancs de l’Assemblée nationale comme député.

Cet habitant de Caro Laliane comptabilise 29 années de service dans la force policière derrière lui. Raj Dayal a été le plus jeune commandant et le plus jeune Commissaire de Police à officier dans le pays. Raj Dayal devient aussi le premier pilote militaire, et un des premiers commandos. 

C’est sous sa coupe de Commissaire de police, que la première commission d’enquête sur la drogue à Maurice a été mise en place. Il est à l’initiative du community policing et de la création du scene of crime office. Raj Dayal est répertorié parmi les rares commandos d’élite bénéficiant d’une formation en aviation et pilote militaire. Il a toujours lutté férocement contre la propagation du fléau de la drogue.

L’ancien ministre de l’Environnement de l’alliance Lepep et député de la circonscription numéro 9 (Flacq/Bon-Accueil), Raj Dayal, a obtenu en mars 2018 Rs 15 millions de l’Etat dans le sillage du procès qu’il avait intenté à l’Etat pour «licenciement injustifié» en janvier 2000 lorsqu’il occupait le poste de Commissaire de police. Les deux parties sont parvenues à un accord à l’amiable.

Raj Dayal, Commissaire de police, avait pris ses fonctions le 1er septembre 1994. En octobre 1997, une commission est instituée pour enquêter sur une affaire qui avait fait grand bruit au sein de la force policière. Le Commissaire de police, Raj Dayal, est par la suite suspendu. Le 31 janvier 2000, il est relevé officiellement de ses fonctions de chef de la force policière mauricienne. Il est suspecté d’avoir fait valoir une lettre écrite par l’ex-inspecteur de police Ben Buntipilly en étant «pleinement conscient que le contenu de cette lettre était faux».

Raj Dayal a pointé du doigt dans la foulée l’Etat l’accusant d’avoir «tout fait» pour le «dénigrer», le bloquant ainsi pour obtenir du travail dans le secteur privé. Il avait précisé que les membres de sa famille, comme sa femme et ses enfants, avaient aussi «beaucoup souffert» du lourd préjudice causé à l’époque et du « harcèlement » selon lui de la National Intelligence Unit (NIU).

Le vendredi 19 avril 2019, l’ex-ministre de l’Environnement a juré un affidavit en Cour suprême dans lequel il a affirmé avoir été forcé à démissionner comme ministre dans le sillage de l’affaire «Bal kouler». 

Dans ce document, il a indiqué que, le 23 mars 2016, suivant la diffusion d’une bande sonore sur Radio Plus faisant état d’un cas allégué de corruption dans lequel il serait impliqué, il avait été convoqué au bureau du Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth. A son arrivée, il devait constater la présence de Roshi Bhadain, alors ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers. 

Lors de cette réunion, Raj Dayal a affirmé que sir Anerood Jugnauth avait exigé sa démission immédiate dans le sillage de ces allégations. Il a expliqué qu’il a nié les accusations portées contre sa personne, qu’il a qualifiées de «fausses et malicieuses». Raj Dayal avait également soutenu qu’il avait signifié son intention de ne pas démissionner de son poste de ministre.



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