[Faits Divers] La Possession : le gérant du snack de retour sur les lieux de la fusillade mortelle

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Le 25 juillet 2017, le gérant d’un snack faisait feu sur son propriétaire à qui il devait plusieurs mois de loyer, entraînant sa mort quelques jours plus tard. Hier, l’assassin présumé est revenu sur les lieux pour une reconstitution judiciaire de la scène.

Deux ans se sont bientôt écoulés depuis ce funeste 25 juillet 2017, jour du coup de feu fatal à Nicolas Virassamy, un père de famille de 36 ans. Le petit snack-bar et l’étal de primeur de la ZAC Moulin Joli qui ont constitué la scène de crime sont restés en l’état, placés sous scellés judiciaires. Peu avant 9h mardi matin, Amide El Karbadji, le tireur présumé, arrive sous bonne escorte des gendarmes qui ont bouclé la rue Hippolyte-Piot en vue de la reconstitution des faits organisée par le juge d’instruction en charge du dossier.

Sous les huées et les injures des proches de la victime, le quinquagénaire au visage dissimulé sous un linge pénètre dans le local où Nicolas Virassamy vendait ses fruits et légumes. Les gendarmes y ont disposé trois mannequins, symbolisant les personnes qui se trouvaient là lorsque le tireur a débarqué armé d’un fusil à pompe chargé de six cartouches de plombs.

“UN TYPE EN FUREUR”

Amide El Karbadji a dû alors rejouer cette scène durant laquelle il a fait feu à trois reprises. Sur Nicolas Virassamy tout d’abord, qui mourra une dizaine de jours plus tard des suites de ses blessures. Puis en direction de Jacquelin, l’employé de Nicolas, touché par des éclats au niveau du cou et de la face, mais qui a survécu. Et enfin un dernier coup tiré alors que le frère de Nicolas, Pascal, quittait les lieux à toutes jambes, de peur d’être la troisième victime.

“Il déclare avoir tiré pour faire peur, et visé à côté. Mais le déroulement des faits, le fait qu’il ai acheté cette arme peu de temps avant de s’en servir nous conforte dans l’idée d’un type en fureur, dérangé, qui avait prémédité son coup”, estime Me Rémi Boniface, avocat des parties civiles.

Pour la défense, Me Sébastien Navarro a vu au contraire “un homme qui regrette son geste, qui a pleuré en repensant aux dégâts qu’il a causé, mais qui n’avait pas prémédité tout ça. Il a été poussé à bout, dans un situation financière difficile, et dit avoir été menacé peu avant par l’employé de la victime.”

Amide El Karbadji, qui a regagné la maison d’arrêt sous les insultes, reste cependant mis en examen pour un assassinat et deux tentatives d’assassinat. On saura bientôt si le juge décide de conserver l’ensemble de ces chefs d’accusation avant un inévitable renvoi devant la cour d’assises.

Gérant du snack La Famille, qu’il louait à Nicolas Virassamy, le natif de Versailles était en délicatesse avec son propriétaire depuis des mois, lui reprochant de saboter son entreprise pour la récupérer à bas coût. Un contentieux qui s’est soldé dans le sang un matin de juillet.

Sébastien Gignoux

 

 



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