Les serial killers hommes et femmes n’opèrent pas de la même manière

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Une récente étude révèle des différences de mode opératoire entre les serial killers masculins et féminins. Des comportements redondants qui pourraient être liés à notre passé de chasseurs-cueilleurs.

Une équipe de psychologues s’est récemment penchée sur les méthodes utilisées par les tueurs en série masculins et féminins. Menée auprès de 55 tueurs en série et 55 tueuses en série, l’étude, publiée dans Evolutionary Behavioral Sciences, nous révèle deux modes opératoires différents. Les tueurs en série de sexe masculin, apprend-on, auraient tendance à « traquer » leurs victimes, qui pour la plupart leur sont parfaitement étrangères. Les femmes de leur côté, auraient tendance à choisir leurs victimes parmi leur entourage, la plupart du temps pour en retirer un bénéfice financier.

Plus précisément, on apprend que plus de 65 % des hommes suivent, épient ou harcèlent leurs victimes avant de passer à l’acte, alors que ce comportement n’est observé que chez moins de 4 % des femmes. Les hommes tueurs en série seraient également six fois plus susceptibles de s’attaquer à un·e inconnu·e, tandis que les femmes seraient deux fois plus enclines à s’en prendre à une connaissance. En outre, les hommes ont tendance à opérer sur une zone relativement vaste, contrairement aux femmes qui préfèrent un environnement plus restreint.

Héritage évolutionnaire ?

Pour les chercheurs, ces différences comportementales pourraient être liées à notre évolution, à l’héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. « Historiquement, les hommes chassaient les animaux en tant que prédateurs, alors que les femmes avaient pour tâche de rassembler les ressources avoisinantes, comme les graines et les plantes pour se nourrir, explique Marissa Harrison, principale auteure de l’étude. En tant que psychologue évolutionnaire, je me demande si des comportements hérités de cette distribution des rôles pourraient influencer la manière dont les hommes et les femmes serial killers choisissent leurs victimes ».

meurtre
Crédits : Pixabay

Un tel héritage qui peut également se lire dans le mobile des agresseurs. Les femmes, apprend-on, seraient en effet trois fois plus susceptibles de tuer pour un profit (rassembler des ressources), tandis que les meurtriers semblent dix fois plus susceptibles d’avoir un mobile sexuel. D’un point de vue évolutif, on rappelle que nos ancêtres masculins recherchaient autant de partenaires que possible afin de pouvoir engendrer un maximum de progéniture. Les femmes, de leur côté, se préoccupaient davantage de se procurer des ressources locales pour elles-mêmes et leurs enfants.

La chercheuse souligne bien évidemment que « l’évolution ne signifie pas que vous êtes déterminé à faire certaines choses ou à agir d’une certaine manière ». Néanmoins, le fait de comprendre la psychologie évolutive des tueurs en série pourrait faciliter le travail des enquêteurs lorsque des meurtres sont commis. En fonction du mode opératoire, il serait en effet possible d’axer les recherches sur un profil masculin ou féminin.

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