Échappées belles à travers nos églises : Une balade entre histoire et anecdotes

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Pour sa troisième publication, Alain Jeannot propose une balade guidée de douze églises à travers l’île. Connus et fréquentés par de nombreux Mauriciens, ces lieux de prière ont chacun une belle histoire et recèlent d’anecdotes que l’auteur livre avec sa plume et des clichés. Avec Échappées belles à travers nos églises, il nous propose d’en apprendre davantage, en ayant un nouveau regard.

“Cette publication s’adresse à tous, sans aucune distinction. Vous n’y trouverez pas une trace de dogmatisme. J’aborde simplement les églises dans leur contexte historique, social et culturel. Et il inclut aussi des anecdotes et informations que peu de gens savent. Il faut comprendre que l’église n’est pas qu’un bâtiment ou un lieu de culte. Elle est vivante et représente un peuple. Et comme je suis un passionné de lecture et d’écriture, un semblant chroniqueur, j’ai eu l’idée de réunir et partager mes connaissances et tout ce que j’ai pu apprendre de ces lieux connus et très fréquentés”, confie Alain Jeannot.

L’auteur a choisi d’embarquer le lecteur dans une balade à travers les églises suivantes : Cathédrale Saint-Louis à Port-Louis, Sacré-Cœur à Beau Bassin, Saint-Esprit à Bel Air, Notre-Dame de la Délivrance à Notre-Dame, Saint-François d’Assise à Pamplemousses, Saint-Sacrement à Cassis, Saint-Cœur de Marie à Petite Rivière, Notre-Dame de la Salette à Grand-Baie, Marie-Reine à Poudre d’Or, La Visitation à Vacoas, Sainte-Anne à Stanley et Saint-Patrick à Quatre-Bornes. “Ce n’est qu’un début. J’espère en faire autant avec d’autres églises et pourquoi pas d’autres lieux de culte qui font partie de notre ADN multiculturel.”

“Des trésors inestimables”.

Alain Jeannot révèle plusieurs éléments historiques, comme celle du Saint-Cœur de Marie à Petite Rivière, qui s’avère être le premier lieu de culte construit sous l’apostolat du Père Laval, dès son arrivée en 1841. Lors du 170e anniversaire de la chapelle, un mémorial du missionnaire a été consacré, avec une croix venant de Mozambique et une statue réalisée par des artistes malgaches. À Port-Louis, l’autel de la Cathédrale Saint-Louis, inaugurée par Mgr Leen le 25 août 1933, est hautement symbolique pour avoir couvert les restes du Père Laval, de 1868 à 1870. À Saint-François d’Assise à Pamplemousses, on trouve parmi les nombreuses tombes celle de Mgr Antoine Buonavita, l’aumônier qui a rétabli l’esclavage dans les colonies françaises en 1802.

Alain Jeannot nous rappelle aussi que ces nombreuses églises détiennent “des trésors inestimables”, comme le Christ en bronze qui se trouve sur la place de l’église Sacré-Cœur, un don d’Octave Delisle et qui vient tout droit de l’institut des Beaux-Arts de Paris. Celui de Notre-Dame de la Délivrance à Notre-Dame est une croix que le Père Laval avait ramenée de Normandie. L’église en pierre est d’ailleurs dotée d’une imposante tour hexagonale à trois niveaux qui s’inspire des édifices normands de l’époque. La vieille cloche du presbytère de l’église de Saint-François d’Assise, qui porte la mention “avril 1734”, aurait été récupérée d’un vaisseau sinistré dans nos eaux, alors que les vitraux du chœur sont l’œuvre de l’artiste Marcel Lagesse. À Stanley, les délicates peintures sur bois de l’église Sainte-Anne, construite avec les restes de l’usine de Stanley, sont soulignées par les légendes en langue anglaise, qui suggèrent qu’elles pourraient avoir été ramenées de l’Inde.

Des pierres et du savoir-faire.

Alain Jeannot a voulu également mettre en avant le fait que “les constructions sont souvent l’œuvre d’inconnus, de simples ouvriers ou de donateurs”. Le sanctuaire de l’église Saint-Esprit à Bel Air a été taillé dans la pierre basaltique du pays par des ouvriers de l’époque. Cela témoigne non seulement de leur savoir-faire mais aussi de leur détermination à faire parler la pierre. À Notre Dame de la Salette à Grand-Baie, les pierres basaltiques centenaires proviennent de l’ancienne sucrerie désaffectée de Woodford. La petite chapelle est un modèle réduit de la Grande Église de la montagne de La Salette en France. L’église Saint-Sacrement de Cassis compte parmi ses donateurs une bienfaitrice anonyme qui avait mis son expertise culinaire à contribution dans la construction de l’église au style néogothique. Les plans ont été conçus par le père Jean-François Beaud, missionnaire et ami intime du Père Laval.

Bien avant d’imaginer cette publication, les églises ont toujours interpellé l’auteur, “surtout pour l’aspect architectural”. Grâce à sa profession de personnel navigant, Alain Jeannot a visité plusieurs églises lors de ces voyages à l’étranger. Il s’est mis d’abord à se documenter, puis à écrire une rubrique (“Les lieux de cultes à l’étranger”) dans La Vie Catholique. Et il s’est dit qu’il ne serait pas inintéressant de faire un livre sur les églises à Maurice. “D’autres l’ont déjà fait avant moi. J’ai puisé de nombreuses informations dans ces publications. Mais il me semblait important d’attirer le regard sur certains éléments que l’on ne connaît pas ou très peu. J’aurais souhaité donner un maximum d’informations. Mais j’ai choisi de m’arrêter à des détails et des clichés qui doivent être mis en avant car ils sont associés à notre histoire.”

La publication a été lancée officiellement jeudi dernier et sera disponible chez les librairies à Rs 150.



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Le Mauricien

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