des étudiants à nouveau dans la rue malgré un fort dispositif policier – JeuneAfrique.com

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Des milliers d’étudiants ont manifesté mardi à Alger, scandant « silmiya » (pacifique) face à un important dispositif policier qui leur a interdit l’accès au parvis de la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement de la contestation qui agite l’Algérie depuis le 22 février.


« Libérez l’Algérie ! », « Le peuple veut qu’ils partent tous », clamaient mardi 16 avril les étudiants à l’adresse des dirigeants algériens, issus de l’appareil mis en place par le président Abdelaziz Bouteflika, dont le mouvement de contestation a obtenu la démission.


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Mais au fil des semaines, la police restreint de plus en plus la liberté d’action des manifestants. À l’exception du vendredi, jour de repos hebdomadaire et de mobilisations monstres depuis près de deux mois. Le mardi précédent, les policiers avaient pour la première fois tenté de les disperser, ne se contentant pas d’encadrer le rassemblement.

Grève « illimitée »

Depuis la rentrée des vacances universitaires, début avril, des mouvements de grève ont débuté dans plusieurs campus. Les étudiants de plus d’une dizaine d’universités ont indiqué que leur établissement était en grève, reconductible chaque fin de semaine, afin d’exiger le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir.


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« On termine ce qu’on a commencé », lance Linda, 20 ans, étudiante en télécommunications dans la principale université d’Alger, l’USTHB, présente dans le cortège mardi. « Nous sommes en grève illimitée à l’USTHB jusqu’à ce que tout le « système » dégage, à commencer par (le président par intérim, Abdelkader) Bensalah et (le Premier ministre Noureddine) Bedoui, qui nous ramènent les policiers pour nous empêcher de manifester, alors que nous sommes pacifistes », précise-t-elle. Mardi midi, Tayeb Belaïz, le président du Conseil constitutionnel, lui aussi contesté par la rue, a présenté sa démission.

Transition avec « des personnalités propres »

« Nous allons marcher jusqu’à la mise en place d’une période de transition dirigée par des personnalités propres », c’est à dire n’ayant pas participé au régime d’Abdelaziz Bouteflika, renchérit Mira Laifa, 20 ans, étudiante en médecine. « Les étudiants algériens veulent un gouvernement de transition », peut-on aussi lire sur une banderole.

Le président par intérim Abdelkader Bensalah a annoncé l’organisation d’un scrutin présidentiel le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril sous la pression conjuguée de l’armée et de la rue. Mais pour les contestataires algériens, le maintien à la tête de l’État des structures et personnalités issues du « système » mis en place par Abdelaziz Bouteflika ne permet pas de garantir un scrutin libre et équitable.





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JeuneAfrique

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