[AFP] L’allocution de Macron reportée à cause de l’incendie de Notre-Dame

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Tout était prêt mais Emmanuel Macron a été obligé de reporter, 20 minutes avant, son allocution télévisée en réponse à la crise des “gilets jaunes”, alors que la cathédrale Notre-Dame de Paris était ravagée par les flammes.
“Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous”, a tweeté le chef de l’Etat en se rendant sur place, tout comme le Premier ministre Edouard Philippe.

Il était 19H40 quand l’Elysée a annoncé le report de l’allocution en raison du “terrible incendie qui ravage Notre-Dame de Paris”. Le chef de l’Etat venait d’enregistrer son discours télévisé.
A la même heure, les télévisions d’info en continue interrompaient leurs émissions spéciales sur l’intervention présidentielle pour montrer de premières images impressionnantes de la cathédrale en feu.
La présidence n’a pas indiqué si l’allocution se déroulerait mardi.

La classe politique dans son ensemble a fait part de son “immense tristesse”. Pour le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, qui s’est également rendu sur place, c’est “le c’ur et l’histoire de Paris (qui) brûlent sous nos yeux”.
Au-delà des frontières, l’incendie du monument le plus visité d’Europe a bouleversé à travers le monde, jusqu’à la Maison Blanche où le président Donald Trump a jugé “terrible” d’assister au brasier.
“Notre-Dame en feu frappe aussi nos coeurs”, a twitté le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Emmanuel Macron devait apparaître sur les écrans pour une “adresse aux Français” durant laquelle il annoncera “les chantiers d’action prioritaires et les premières mesures concrètes”, selon l’Elysée.
“Lundi, à 20H00, je vous réponds”, avait-il assuré dans une courte vidéo postée dimanche soir avec des images de ses échanges durant le grand débat.
Selon le programme initial, le chef de l’Etat doit faire de “nouvelles annonces” mercredi et détailler ses grands chantiers, au cours d’une conférence de presse dans la salle des fêtes de l’Elysée. Sa toute première en France depuis le début de son quinquennat en mai 2017.
Le chef de l’Etat entretient le suspense depuis des semaines sur cette intervention, aidé par son entourage qui reste bouche cousue.

Seul indice distillé dimanche, des “changements en profondeur vont être lancés” pour marquer “un nouvel acte”.
Emmanuel Macron avait usé du même suspense le 10 décembre, ne prévenant qu’au dernier moment une poignée de collaborateurs de son plan de 10 milliards d’euros pour calmer la colère sociale. Ses ministres l’avaient découvert à la télévision.

– “Risque de décevoir” –

Cette fois, à 24 heures de sa prise de parole prévue initialement, “les annonces sont prêtes”, assurait son entourage. Et il en a informé à l’avance son gouvernement en recevant dimanche soir d’abord son Premier ministre Edouard Philippe puis ses principaux ministres.
Le goût du mystère du président a accru les expectatives, au risque de décevoir. La sortie du grand débat “va durer longtemps” et “ne se fera pas en trois annonces”, avait-il d’ailleurs prévenu fin mars.
Parmi les multiples mesures évoquées durant le grand débat, lesquelles le président a-t-il retenu in fine’ Il en a seulement exclu certaines d’avance, comme le retour de l’ISF dont la suppression lui a valu d’être taxé de “président des riches”.

Selon un sondage Ifop publié par le JDD, 88% des Français veulent réindexer les petites retraites sur l’inflation, 87% obliger les médecins à s’installer dans les déserts médicaux, 82% une baisse générale de l’impôt sur le revenu et 80% supprimer la redevance télévision.
Des sondages ont montré que les “gilets jaunes” – qui se sont déjà donné rendez-vous pour un 23e samedi de mobilisation à Paris – comme une majorité de Français, ne s’attendent à des annonces “cosmétiques” qui ne résoudront pas la crise de leur pouvoir d’achat.



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