Ses parents lancent un appel à la solidarité : à 27 ans, Tanzeela se déplace toujours à quatre pattes

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Le monde de Tanzeela, 27 ans, handicapée depuis sa naissance, a été bâti autour de ses parents. Son père Taleb, 79 ans, aussi handicapé, et sa mère Saïda, 59 ans, malade, élèvent seuls leur fille. Angoissés, ils s’inquiètent aujourd’hui pour l’avenir de leur fille quand ils ne seront plus de ce monde. 

Ils sont connus pour être des parents aimants et fidèles, en dépit des nombreuses difficultés auxquels ils font face chaque jour. Rafick Khan Peerally, 79 ans, connu comme Taleb, et son épouse Saïda, 59 ans, concèdent que sans amour, ils n’arriveraient jamais à accomplir leur mission de parents auprès de Tanzeela, 27 ans, trisomique à la fois handicapée depuis sa naissance et aussi épileptique. 

Ancien chef de gare dans les années 90, Taleb a pris sa retraite à partir de l’an 2000. Dans leur domicile à Cité-Martial, Port-Louis, ils partagent leur vie quotidienne à trois. Taleb et Saïda doivent démontrer de la compassion et de la tolérance perpétuellement envers Tanzeela. Contrairement à la plupart des bébés, qui apprennent à marcher à quatre pattes entre l’âge de 6 et 10 mois, Tanzeela marche à quatre pattes sur ses genoux jusqu’aujourd’hui, expliquent Taleb et Saïda, avec du chagrin dans leur voix. « Avec son handicap physique, elle n’arrive pas à se mettre debout, alors elle se déplace partout dans la maison à quatre pattes. Si nou pa vey li, li sorti lor semin li mars kat pat li ale. So zenou blese ek bann ti ros kan li mars deor. »

Autre réalité dure pour cette famille : Taleb a aussi des complications de santé. Handicapé, le septuagénaire se déplace avec une canne. Son épouse ne jouit pas d’une meilleure santé. Néanmoins, c’est sur elle que repose la grosse responsabilité de la famille. C’est elle qui, chaque jour, donne le bain à sa fille Tanzeela, lui donne à manger, en plus de s’acquitter de toutes les tâches ménagères. « Mo madam limem colonn sa lakaz-la. Mo prefer ferm mo lizie avan zot. Si ariv mo madam enn kitsoz, kouma mo pou okip mo tifi. Momem mo andikape », lâche Taleb avec une larme aux yeux. 

D’autre part, Tanzeela est une fille très exigeante et capricieuse. « Li kontan sorti toulezour. Li deman kot zot pou amenn mwa promne-la. Li kontan al lamer. Li kontan al kot bann fami », raconte son père, qui précise que, malheureusement, leurs moyens financiers ne leur permettent pas de sortir leur fille tous les jours. De plus, ajoute Taleb, « Tanzeela kontan osi manze. Enn zourne li rod gato ». Et à chaque fois que ses parents ne cèdent pas à ses caprices, Tanzeela entre dans une colère noire. « Elle devient violente et saccage tous les objets qui sont à portée de main. Pire, sa colère provoque souvent des crises épileptiques. » Toutes ces situations sont devenues ingérables pour cette famille. 

Autre problème épineux, ce couple arrive difficilement à arrondir ses fins de mois. Taleb explique qu’en dehors de la maison, Tanzeela se déplace en fauteuil roulant. Ce qui explique que la famille doit toujours engager un taxi lors des sorties. « Cela a des frais, environ Rs 1 000 à Rs 1 500 pour chaque sortie. On ne compte que sur ma pension de vieillesse et la pension d’invalidité de Tanzeela. » De plus, Taleb et sa fille utilisent des couches. Ce qui leur coûte environ Rs 5 000 par mois, sans compter les dépenses des médicaments à encourir. 

Toutefois, Taleb et Saïda ont une grande reconnaissance pour l’Alishaan for Disabled and Charitable Association, qui leur donne de temps en temps des provisions et leur offre un repas chaud chaque mois. La présidente de cette association, Wahida Didally, rappelle que le cas de Tanzeela est vraiment affligeant. « Dans une maison où vivent trois personnes, deux sont handicapées, à savoir la fille et le père. De plus, la mère est malade. Ce qui est touchant, c’est qu’ils déploient chaque jour un grand courage pour être au chevet de leur fille. Nous souhaitons que cette famille obtienne tout le soutien du public. Elle est vraiment dans le besoin », conclut Wahida Didally.

Comment les aider

Pour continuer à vivre décemment, Taleb lance un appel à la solidarité à tous ceux qui souhaitent aider sa famille. Tanzeela a besoin d’une prothèse pour ses genoux. Quand elle marche à quatre pattes, ses genoux ont des durillons qui font souvent très mal. Taleb et Tanzeela ont besoin de couches adultes chaque jour. Ils ont aussi besoin d’une aide pour l’achat de leurs médicaments et payer des taxis lors de leur déplacement. Cette famille a également besoin de denrées alimentaires, de céréales et de yoplait. Tous ceux qui souhaitent aider cette famille peuvent la contacter directement sur son numéro de téléphone : 240 6992.



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