Président Trump, an III : l’ami des hommes forts

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Le locataire de la Maison Blanche a accueilli cette semaine à Washington le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. L’occasion pour M. Trump de louer le « travail formidable » du maréchal dans son pays.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, aux côtés de son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi dans le bureau Ovale, à Washington, le 9 avril.

Cette semaine, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a été reçu à la Maison Blanche. Tout fut parfait. Le drapeau de son pays a flotté sur Blair House, la demeure des visiteurs du président des Etats-Unis. Une claque pro-gouvernementale a crié son admiration pour son grand homme presque sous ses fenêtres. Et dans le bureau Ovale, Donald Trump a trouvé que ce qui se passait dans ce pays était « réellement incroyable ».

Il est vrai qu’après avoir été réélu en 2018 au cours d’une élection comme on n’en ose plus, ce dernier a obtenu d’une assemblée servile la possibilité de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Il faut manifestement laisser le temps au temps. Interrogé sur ce point, le président des Etats-Unis a assuré ne pas être au courant, ce qui est tout de même malheureux. Puis il a répété que son homologue accomplissait « un travail fantastique ».

Ce dernier, qui avait dû s’entraîner à la flatterie en visionnant des vidéos de Mike Pence, le vice-président des Etats-Unis, s’est empressé d’assurer, dès qu’on lui a brièvement donné la parole, que les relations entre les deux pays « n’ont jamais été meilleures par le passé ». Peut-être même depuis la nuit des temps. Et que « tout le mérite » en revient à son hôte. Donald Trump n’a pas démenti.

Valeur sûre de l’univers du président

Un bel effort, mais sans doute pas suffisant pour distancer le président d’extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, qui avait assuré le 19 mars dans la roseraie de la Maison Blanche, aux côtés de Donald Trump : « J’ai toujours admiré les Etats-Unis d’Amérique et ce sentiment d’admiration n’a fait que croître après votre arrivée à la présidence. » Il avait également stigmatisé les « fake news », et le président américain, qui revendique la paternité de la stratégie d’attaque systématique contre la presse, s’était dit « très fier » que son visiteur reprenne la formule à son compte.

Jair Bolsonaro…



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