[Faits Divers] Agression d’un directeur à Sainte-Suzanne : un cas d’école à la barre

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Alors qu’un nouveau cas d’agression sur un directeur d’école se faisait connaître ce lundi, une femme comparaissait hier pour avoir giflé un directeur en février dernier. En plus de sa peine, la primo-délinquante a écopé d’une sérieuse remise à niveau sur la question du respect.

13 février 2019. Une journée normale dans l’école René Manglou. Une mère de famille est convoquée dans le courant de l’après-midi pour évoquer le comportement de son fils. Veronique C., 36 ans et un redoutable caractère, apprend alors que son fils est violent. Sans prendre le temps d’écouter ce que l’institutrice tente de lui faire entendre, la mère de famille demande des comptes sur le bleu avec lequel son marmaille est rentré à la maison un jour. Sourde à toutes explications, le ton monte rapidement et le directeur se voit contraint d’intervenir brièvement pour restaurer le calme dans son établissement. C’est sans compter le caractère bouillonnant de la trentenaire déjà mère de sept enfants, qui gifle son interlocuteur avant de la plaquer contre le mur puis de repartir. Une plainte est déposée dès le lendemain. 

 

Véronique C., appelée à s’expliquer sur son geste sous le régime de la garde à vue, reconnaît les faits et expliquera “regretter son geste, quand même”… Le calme après la tempête. 

“Vous n’écoutez rien madame”

Sauf qu’à la barre, le ton remonte tout aussi vite et un dialogue de sourd s’installe. Avec les magistrats cette-fois… Vous souhaitez que nous fassions une reconstitution de la scène peut-être”, ironise le président, devant une prévenue incapable de se taire. À tel point qu’une suspension d’audience sera nécessaire, au moment où la jeune femme agite en tout sens une vieille plainte de 2013 sous le nez de ses juges. “Vous n’écoutez rien madame, et vous vous emportez”, résume simplement le ministère public. “Aujourd’hui vous êtes incapable de répondre de vos actes, alors que c’est ce que l’on vous demande. On imagine bien ce qu’il s’est passé en février du coup”… 

Conformément aux réquisitions, la mère a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Il aura fallu patience et pédagogie au représentant du parquet, pour expliquer qu’il “est interdit de frapper qui que ce soit, et encore moins le responsable d’une école”

Le directeur, victime des coups, n’était pas présent et n’aura fait connaître aucune demande particulière. Mais le tribunal se sera chargé de faire le rappel de circonstances sur la notion essentielle de respect. Au regard de l’actualité et de l’agression de ce lundi sur le directeur de l’école des Lilas à Sainte-Clotilde, la piqûre apparaît plus qu’indispensable. 

 

J.G.



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