[Société] Saint-Joseph : Tous unis contre la délinquance

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La délinquance n’est pas seulement l’affaire des forces de sécurité et des magistrats. L’activité du CLSPD de Saint-Joseph réunit tous les acteurs pour endiguer le fléau.

S’il était nécessaire d’avoir la confirmation que la lutte contre la délinquance est l’affaire de tous, le conseil local de surveillance et de prévention de la délinquance de Saint-Joseph en fait la démonstration. C’est ce qui ressort de l’assemblée générale de ce conseil qui s’est tenue vendredi. Nécessairement, les premières autorités concernées étaient présentes : le maire, Patrick Lebreton, le sous-préfet de l’arrondissement, Lucien Giudicelli, le procureur de Saint-Pierre, Laurent Zuchowicz, le chef d’escadron Imbert, de la compagnie de gendarmerie, le capitaine, chef de la police municipale. Autour de ces personnalités étaient réunis les acteurs du monde associatif, du logement, de l’enseignement.

La prévention de la délinquance, c’est dès le plus jeune âge qu’elle doit être mise en œuvre. Les écoles, les collèges et les lycées sont des lieux où le sujet doit être évoqué. La gendarmerie nationale organise une rencontre par trimestre dans chacun des trois collèges de la ville, avec extension aux quatre lycées.

Les gendarmes se mettent périodiquement à l’écoute des scolaires, en même temps qu’ils dispensent des conseils, des recommandations à celles et ceux qui sont confrontés à la délinquance sous toutes ses formes. La délinquance, c’est l’univers « des blessures qui ne se voient pas », comme le chante Florent Mothé, un texte puissant que quatre lycéennes de Pierre-Poivre, Océane, Lisa, Léane et Marine ont repris en illustration sonore d’un montage-document qu’elles ont réalisé, consacré aux violences intra-familiales.

« La libération de la parole porte ses fruits , analysent Patrick Lebreton et le procureur Zuchowicz. S’il y a plus de plaintes déposées, c’est qu’il y a moins de contraintes au silence ».

Remettre le citoyen au cœur de l’action des forces de sécurité (gendarmerie et police municipale) est un des axes de la politique à venir, définie par le CLSPD. Lors de cette assemblée générale, il a également été question de la nécessaire sécurisation des abords de la gare routière de Saint-Joseph.

C’est là que des actions sont entreprises pour lutter contre la marginalisation. 97 personnes, mineurs et jeunes majeurs, 76 hommes et 21 femmes, ont été prises en charge en 2018.

Patrick Lebreton a évoqué les difficultés d’intégration de la communauté mahoraise, confrontée à l’obstacle de la langue, la « ghettoïsation » ou encore les séparations familiales. « Les Mahorais doivent pouvoir vivre dans un cadre réunionnais, sans perdre leur identité », plaide le maire.

Pour sa part, le sous-préfet Giudicelli a assuré que « les actions de prévention menées par les associations pour être poursuivies avec l’embauche d’emplois PEC ».

 

JNF



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