Theresa May demande un report du Brexit jusqu’au 30 juin

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Dans une lettre envoyée au président du Conseil européen, Donald Tusk, la première ministre britannique sollicite une nouvelle extension de l’article 50 du traité de Lisbonne.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h22, mis à jour à 10h22

Temps de Lecture 3 min.

Une affiche pro-Brexit, lors d’une manifestation face à la Chambre des communes à Londres, le jeudi 4 avril 2019.
Une affiche pro-Brexit, lors d’une manifestation face à la Chambre des communes à Londres, le jeudi 4 avril 2019. Frank Augstein / AP

Theresa May a demandé un report du Brexit jusqu’au 30 juin, dans une lettre envoyée vendredi 5 avril au président du Conseil européen, Donald Tusk, a fait savoir Downing Street. Dans cette lettre, la première ministre britannique sollicite une extension de l’article 50 du traité de Lisbonne, qui régit le départ d’un Etat membre de l’Union européenne (UE), et propose que ce report se « termine le 30 juin 2019 ». Ce délai signifie que, « pour la première fois, May accepte le principe – politiquement explosif – de la tenue des élections européennes au Royaume-Uni », explique Philippe Bernard, le correspondant du Monde.

De son côté, Donald Tusk va soumettre vendredi aux Etats membres de l’UE le scénario d’un report « flexible » du Brexit allant jusqu’à douze mois, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) un haut responsable européen, confirmant les informations de la BBC. Au Royaume-Uni, le gouvernement conservateur et l’opposition discutent actuellement de la manière d’éviter une sortie de l’UE sans accord le 12 avril, échéance fixée par les Vingt-Sept. Ils ne sont pas encore parvenus à une solution.

Lire notre décryptage : Brexit : pourquoi le Royaume-Uni songe-t-il à rester dans l’union douanière ?

Ultime tentative

Ces négociations apparaissent comme l’ultime tentative d’éviter un no deal très redouté par les milieux économiques britanniques, alors que l’accord de divorce conclu par Mme May avec Bruxelles a déjà été rejeté à trois reprises par la Chambre des communes. La première ministre a écrit, mercredi, aux députés conservateurs pour leur expliquer que le refus de certains d’entre eux et de son allié nord-irlandais, le DUP, de voter pour cet accord de divorce conclu en novembre 2018 ne lui laissait guère le choix, à l’approche du 12 avril.

Un sommet extraordinaire de l’UE est prévu le 10 avril à Bruxelles pour discuter de la suite du processus en fonction de la solution trouvée à Londres.

« Si le Royaume-Uni est en mesure d’approuver l’accord de retrait avec une majorité viable d’ici au 12 avril, alors l’Union européenne devrait, également dans ce cas, accepter une prorogation jusqu’au 22 mai » de la date du divorce, a déclaré, mercredi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Mais si l’accord de retrait n’est pas approuvé d’ici le 12 avril, « aucune prolongation supplémentaire de courte durée ne sera possible », a ajouté M. Juncker. Il ne resterait alors plus que deux possibilités : un départ sans accord le 12 avril ou un report de longue durée, que l’UE assortirait, toutefois, de conditions.

« Quand la volonté est là, on y arrive », a lancé jeudi la chancelière allemande Mme Merkel, disant espérer que ces pourparlers entre conservateurs et travaillistes aboutissent. La chancelière, qui s’exprimait à l’issue d’une rencontre à Dublin avec son homologue irlandais Leo Varadkar, a dit toujours espérer une « sortie ordonnée » du Royaume-Uni de l’UE.

Retrouvez notre infographie : le graphique (simple) pour résumer cinq mois de tergiversations entre Londres et Bruxelles





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