En Algérie, le Conseil constitutionnel entérine la démission de Bouteflika

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Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, assurera l’intérim et devra organiser une nouvelle élection présidentielle dans les trois mois à venir.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 15h52, mis à jour à 16h46

Temps de Lecture 1 min.

Le Conseil constitutionnel algérien a constaté « la vacance définitive de la présidence de la République » mardi 3 avril, au lendemain de la démission d’Abdelaziz Bouteflika, rapporte un la télévision nationale algérienne.

Un bandeau déroulant « informe aujourd’hui le Parlement de la déclaration de constat de vacance définitive de la présidence de la République, conformément à l’article 102 alinéa 5 de la Constitution ».

Aucune date n’a été annoncée pour la réunion des deux chambres du Parlement – l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse) et le Conseil de la nation – prochaine étape prévue par la Constitution. C’est le président du Conseil de la nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui est chargé par la Constitution d’assurer l’intérim pendant trois mois.

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Démission mardi

Cible depuis le 22 février d’une contestation inédite, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, dont vingt années à la tête de l’Algérie, a remis mardi soir sa lettre de démission au président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaiz, en présence de M. Bensalah.

Ce dernier a désormais 90 jours maximum pour organiser une élection présidentielle à deux tours et remettre le pouvoir au nouveau chef de l’Etat élu lors de ce scrutin auquel, en tant que président par intérim, il ne peut se présenter.

Les manifestants, qui réclament en masse le départ de M. Bouteflika mais aussi de son entourage et du « système » au pouvoir, ont déjà fait savoir ces dernières semaines leur rejet par avance du processus d’intérim constitutionnel, qui maintient en place les hommes-clés du « système ». En effet, MM. Belaiz et Bensalah sont des purs produits du pouvoir et des fidèles de longue date du président démissionnaire.

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La démission annoncée le 1er avril du président algérien, qui quittera son poste avant le 28 avril, date de la fin de son quatrième mandat, est une humiliante capitulation face à une population en révolte depuis la fin février. Le mouvement de protestation le plus important des deux dernières décennies en Algérie a poussé des dizaines de milliers de personnes dans les rues pour exprimer leur opposition à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

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