Fossoyeur: Veejayen Chellen ne craint pas les morts

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Veejayan a refusé d’autres offres d’emploi, préférant son métier de fossoyeur.

«Ce travail n’est pas de tout repos. Tout le monde n’apprécie pas forcément d’avoir à creuser des fosses et remuer la terre, à patauger dans la boue par temps de pluie, à retirer des vêtements en lambeaux ou des ossements comme des tibias ou des cranes…» Veejayen Chellen en sait quelque chose. Il travaille comme fossoyeur au cimetière d’Olivia depuis maintenant 18 ans. 

Etre fossoyeur, explique le quinquagénaire, ce n’est pas que creuser des fosses dans un cimetière pour y enterrer des morts. «Être fossoyeur, ce n’est pas juste creuser la terre pour y mettre des cercueils ou des urnes funéraires. Nous avons d’autres activités secondaires, telles que des travaux de jardinage et d’entretien des tombes et des chemins du cimetière.» 

Veejayan a refusé d’autres offres d’emploi, préférant son métier de fossoyeur.

Certes, c’est une tâche qui n’est pas toujours facile à accomplir. N’empêche, «mo kontan mo travay. Mo’nn abitié fer li». C’est pour cette raison qu’il a décliné d’autres offres d’emploi qui se sont offertes à lui, comme par exemple travailler dans un hôtel ou comme préposé à l’incinérateur. «Être affecté à l’incinérateur vient avec tout un lot de responsabilités», justifie-t-il. 

«Il y beaucoup de choses anormales dans le cimetière. Parfois, des gens mal intentionnés essaient de déterrer les morts, laissant sur place des restes éparpillés de cadavre, avec à côté, des noix de coco, des cochons et des poules morts.» 

Cela ne dérange pas Veejayen Chellen d’avoir à travailler tous les jours de 9 à 17 heures.  «On est aussi obligé de travailler le dimanche et les jours fériés car les gens ne choisissent pas le jour de leur mort.» Depuis le début de l’année, bon nombre de personnes sont mortes. «J’ai creusé plus de 20 fosses», précise-t-il.  

Malgré sa longue expérience de fossoyeur, Veejayen Chellen se dit toujours surpris par ce qu’il découvre lorsqu’il arrive au cimetière le matin. Presque tous les jours, raconte-t-il, «il y beaucoup de choses anormales dans le cimetière. Il est clair que des longanistes ont été à l’œuvre au cours de la nuit.  Parfois, des gens mal intentionnés essaient de déterrer les morts, laissant sur place des restes éparpillés de cadavre, avec à côté, des noix de coco, des cochons et des poules morts».  

Veejayen Chellen, qui ne craint pas les défunts, doit alors se débarrasser des animaux morts et des fruits et enterrer à nouveau les restes humains dispersés. Malgré ça, il aime ce métier dont la relève est pourtant loin d’être assurée.




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Lexpress

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